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30 avril 2025, CNESER, n°1723

Le prési­dent de l’École des hautes études en sci­ences sociales avait engagé le 7 octo­bre 2021 con­tre Mon­sieur X, directeur d’études affec­té à l’EHESS, des pour­suites dis­ci­plinaires devant la sec­tion dis­ci­plinaire, pour avoir adop­té un com­porte­ment inap­pro­prié avec deux étu­di­antes. Le 13 mai 2022, la sec­tion dis­ci­plinaire a décidé de le relax­er, déci­sion dont le prési­dent de l’EHESS a inter­jeté appel.

A l’examen des pièces du dossier, le CNSER con­sid­ère « qu’aucun com­porte­ment ambigu ou inap­pro­prié ne peut être relevé de la part de Mon­sieur X à l’égard de Madame A » et qu’« il n’est pas con­testé par Mon­sieur X que son com­porte­ment à l’égard de Madame B, étu­di­ante de troisième année de licence d’anthropologie à l’université Paris-Descartes, qu’il avait accep­té dès le 1er mai 2020 d’encadrer en pre­mière année de Mas­ter à l’EHESS pour l’année uni­ver­si­taire 2020–2021, présente (…) un car­ac­tère inap­pro­prié ».

« Il ressort toute­fois des pièces du dossier, ain­si que le fait val­oir Mon­sieur X, que le recours au tutoiement con­stitue une pra­tique répan­due en anthro­polo­gie, au-delà du cadre spé­ci­fique de l’EHESS, et que la bise sem­ble faire par­tie des usages dans les rela­tions entre les enseignants-chercheurs et leurs doc­tor­ants ou les étu­di­ants de mas­ter qu’ils enca­drent.

Il ressort en out­re des pièces du dossier qu’une fois infor­mé du malaise ressen­ti par ces deux étu­di­antes en rai­son de son com­porte­ment, Mon­sieur X s’est rapi­de­ment excusé auprès d’elles et, s’agissant de Madame B, a facil­ité son change­ment de tuteur pour éviter tout impact sur la sco­lar­ité de celle-ci. Mon­sieur X a enfin mod­i­fié ses pra­tiques péd­a­gogiques en ces­sant de recourir au tutoiement et en exclu­ant toutes ren­con­tres pro­fes­sion­nelles en dehors de son lieu de tra­vail.

Dans ces con­di­tions, compte tenu tant du con­texte du con­fine­ment san­i­taire que des usages dans la dis­ci­pline enseignée par Mon­sieur X, le com­porte­ment inap­pro­prié de ce dernier ne présente pas le car­ac­tère d’un man­que­ment aux oblig­a­tions d’exemplarité et d’irréprochabilité qui s’imposent aux enseignants-chercheurs dans leurs rela­tions avec leurs étu­di­ants ».