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9 mai 2025, CNESER, n°1720

Sur sai­sine de la prési­dence de l’université, la sec­tion dis­ci­plinaire a pronon­cé la sanc­tion de l’inter­dic­tion d’enseigner et d’effectuer des recherch­es dans tout étab­lisse­ment pub­lic pen­dant 1 an avec pri­va­tion de la moitié du traite­ment, par deux déci­sions des 29 avril et 13 mai 2022.

Tant le prési­dent de l’Université que le mis en cause ont fait appel de la sanc­tion. Le CNESER l’a annulée pour une irrégu­lar­ité procé­du­rale (absence du nom des per­son­nes com­posant la for­ma­tion de juge­ment).

Le CNESER con­sid­ère que « le com­porte­ment de Mon­sieur X, compte tenu de la rela­tion d’autorité qui est celle d’un enseignant-chercheur avec ses étu­di­ants a ain­si créé une sit­u­a­tion intim­i­dante et offen­sante pour Madame A ». Ces faits, par leur nature et leur répéti­tion entre sep­tem­bre 2014 et sep­tem­bre 2016, sont con­sti­tu­tifs de har­cèle­ment sex­uel et présen­tent un car­ac­tère fau­tif.

En revanche, il main­tient la sanc­tion alors qu’il avait la pos­si­bil­ité de l’alourdir grâce à l’appel de la prési­dence de l’université qui demandait une sanc­tion plus sévère. En com­para­i­son avec d’autres déci­sions com­men­tées ici pour des agisse­ments sim­i­laires, la sanc­tion retenue sem­ble bien faible.