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17 novembre 2025, CNESER, n°1747

Mon­sieur X exerçait, au cours de l’année uni­ver­si­taire 2020–2021, les fonc­tions d’attaché tem­po­raire d’enseignement et de recherche à mi-temps au sein du départe­ment de Sci­ence Poli­tique de l’université Paris 8 Vin­cennes Saint-Denis. Il a été mis en rela­tion par son uni­ver­sité avec Madame Y, chargée d’enseignement vacataire et doc­tor­ante à l’Institut d’études poli­tiques de Paris, aux fins de mise en place d’un cours de poli­tiques publiques en 1ère année de licence au sein du départe­ment de Sci­ence Poli­tique de l’université Paris 8.

En avril 2021, M. X. s’est ren­du au domi­cile de Mme Y, à l’invitation de cette dernière, pour fêter la fin de leur col­lab­o­ra­tion. Il avait été con­venu qu’il dormi­rait au domi­cile de Mme Y en rai­son des mesures de con­fine­ment alors en vigueur. La soirée a longue­ment duré, ils ont con­som­mé de l’alcool et un ‘rap­port’ sex­uel a eu lieu. C’est là que les ver­sions dif­férent sans que l’on ait mal­heureuse­ment pré­cisé­ment le point de vue de Mme Y. M. X dira invari­able­ment dans la procé­dure, que ce rap­port sex­uel était con­sen­ti de la part de Mme Y, alors qu’elle indique le con­traire. Il est égale­ment rap­porté que le matin suiv­ant, il et elle auraient repris « sere­ine­ment » leurs dis­cus­sions, Mon­sieur X n’étant par­ti qu’à l’heure du déje­uner.

Mme Y. lui a adressé le soir même un mail dans lequel elle lui a explicite­ment indiqué qu’il lui avait imposé son désir et avait out­repassé son con­sen­te­ment. Dans un cour­riel en réponse du même jour, Mon­sieur X « a présen­té ses excus­es à Madame Y, indiqué que ce n’était pas du tout ce qu’il voulait faire et témoigné que c’est à la lec­ture de son mail qu’il avait pris con­science d’avoir pu exercer un rap­port de vio­lence et de dom­i­na­tion à son égard ».

Pour « départager » les deux ver­sions opposées, le CNESER s’est fondé sur l’enquête pénale suite au dépôt de plainte de Mme Y. Or, cette procé­dure a été classée sans suite en l’absence d’éléments de preuve sur l’existence d’une con­trainte, d’une men­ace, d’une vio­lence ou d’une sur­prise (déf­i­ni­tion légale du viol) exer­cée par M. X. ce soir-là.

Le CNESER stat­u­ait en 1er ressort car aucune déci­sion n’avait été ren­due par la sec­tion dis­ci­plinaire de l’établissement dans le délai de 6 mois.